Album Photo du 1er cours EFPAM 04 fevrier 2011

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Allocution de Karim Tabbou à l’ouverture de la session de janvier de l’École de formation politique « ALI MECILI »

Je sais que le temps et les efforts que vous consentirez vous seront utiles demain. Au terme de votre formation vous serez plus ouverts, plus forts, plus efficaces et plus libres.

Comment ne pas être frappé par certaines similitudes troublantes. Il y a quelques mois, Hosni MOUBAREK faisait des propositions similaires au peuple Egyptien, levée de l’état d’urgence contre l’instauration d’une loi antiterroriste, la réponse du peuple égyptien est bien connue ; les Algériennes et les Algériens accepteront-ils ce que les Egyptiennes et les Egyptiens refusent ?
 

Chers camarades,

Je vous souhaite la bienvenue.

Votre présence aujourd’hui prouve que la jeunesse algérienne est consciente des défis que doit relever notre pays. Votre présence aujourd’hui me réconforte dans ma conviction que la jeunesse algérienne est déterminée à se former et à s’organiser pour devenir la force du changement et la force de l’avenir. Aujourd’hui, comme hier, vous êtes notre priorité politique, notre force politique ; vous êtes notre espoir et notre avenir politique.

J’espère que dans le proche avenir, nous vous passerons le relais pour prendre en main les destinées du pays.

Chers ami(e)s, chers camarades,

Comme dit le fabuliste « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Dans notre pays rien n’est donné, j’espère que la formation qui vous sera dispensée à l’école de formation « ALI MECILI » vous sera utile pour concrétiser demain vos aspirations et vos idéaux.

Je sais que le temps et les efforts que vous consentirez vous seront utiles demain. Au terme de votre formation vous serez plus ouverts, plus forts, plus efficaces et plus libres. Aujourd’hui, je tiens à remercier en votre nom les cadres formateurs qui ont volontairement accepté de nous aider à engager le programme de formation politique.

Chers ami (e)s

J’espère que votre passage à l’école de formation « ALI MECILI » vous rapprochera du FFS et vous permettra de mieux comprendre et peut-être de partager ses positions politiques et d’adhérer à sa stratégie. Dés aujourd’hui, ce à quoi je vous invite, c’est de faire preuve de lucidité et de discernement. La passion de l’activisme ne doit pas remplacer l’action politique. Le délire individuel peut mener à la dérive collective. Comme l’a déjà dit notre président Hocine AIT AHMED « Il n’appartient pas à un homme ou un parti politique conséquent de réaliser les fantasmes, qu’ils soient individuels ou collectifs ».

Parce que vous le valez bien, je tiens aujourd’hui à vous offrir la primeur de ma réaction aux décisions prises par le Chef de l’Etat concernant la levée de l’état d’urgence « dans un très proche avenir ».

Chers ami (e)s

Depuis 18 ans, le pays vit sous état d’urgence. Cela signifie que depuis 18 ans, le pays vit sans Constitution et sans institutions légitimes ou légales. Cela signifie aussi que le problème de la légalité et de la légitimité reste entier.

La décision envisagée de « levée de l’état d’urgence dans un proche avenir » peut être perçue comme un signal positif, mais le projet d’élaboration d’une nouvelle loi intitulée « loi de lutte antiterroriste » engendre l’inquiétude et le soupçon.

Que signifie cette vente concomitante ? A l’heure du terrorisme résiduel ; A l’heure où le pouvoir proclame le succès de sa charte pour « la paix et la réconciliation » ; On ne peut que s’interroger sur les motifs qui poussent le chef de l’Etat à substituer une loi d’exception en lieu et place de l’état d’urgence.

Dans un pays où la Constitution a été votée sous état d’urgence, où le chef de l’Etat lui-même a été « élu » sous état d’urgence, où la séparation des pouvoirs est virtuelle, où l’indépendance de la justice et l’Etat de droit n’existent pas, où la représentation populaire est un leurre, la loi projetée peut s’avérer pire que l’état d’urgence lui-même.

Qu’elle arnaque !

Le chef de l’Etat escompte un bénéfice politique à bon compte. Tout en maintenant en place le dispositif d’exception, il fait avaliser toutes les mesures antérieures quelles soient politiques ou sécuritaires et se fabrique une image d’homme d’ouverture auprès de l’opinion internationale.

Comment ne pas être frappé par certaines similitudes troublantes. Il y a quelques mois, Hosni MOUBAREK faisait des propositions similaires au peuple Egyptien, levée de l’état d’urgence contre l’instauration d’une loi antiterroriste, la réponse du peuple égyptien est bien connue ; les Algériennes et les Algériens accepteront-ils ce que les Egyptiennes et les Egyptiens refusent ?

Pour le FFS, les choses sont claires, le peuple algérien aspire à un changement radical et pacifique. Le peuple algérien veut la démocratie pour bientôt, pour demain.

Cette tentative de manipulation aura au moins le mérite d’aider à la décantation de la situation politique en Algérie.

Aujourd’hui, il n ya plus de place pour la ruse et la manipulation ; l’intérêt national, le patriotisme, commandent d’aller sans détour, sans tergiversation, vers la démocratie et l’Etat de droit.

Vive l’Algérie

Vive la démocratie

Alger, le 4 Février 2011



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